Mots-clés

, ,

jours-sucres-les

source : Les jours sucrés, éd. Dargaud, 2016.

par Mathieu T

 

Comme le dit le vieil adage, il ne faut pas juger un livre par sa couverture. Est-ce aussi le cas pour la bande dessinée ? Pas certain. S’il est vrai que des couvertures horribles peuvent contenir des chefs d’œuvre (allo Bruno Heitz), le cerveau fonctionne ainsi qu’il aura immédiatement l’envie d’ouvrir les pages d’un bel objet. Pas besoin d’être grandiose pour ça ; juste efficace. Pensez aux couvertures d’Objectif lune et du Temple du soleil. Elles font rêver, non ?

La couverture de la bédé Les jours sucrés se situe dans cette zone mitoyenne qui n’attire pas nécessairement notre attention, mais qui n’est pas repoussante non plus. Un neutre, sympathique certes, mais dans un contexte d’inondation de production, par très vendeur. Je me suis donc installé à ma table de lecture avec peu d’intérêt, d’autant plus que l’histoire me semblait archi-convenue.

Églantine est une jeune professionnelle qui travaille dans une boîte de pub à Paris. Sa vie effrénée se résume à boulot-copines-boulot. Un jour, elle reçoit un appel lui annonçant que son père, avec qui elle est en froid depuis des années, vient de mourir. Elle décide de se rendre au village perdu de Klervi en Bretagne où est située la boulangerie de son paternel pour y liquider les avoirs et revenir au plus vite à Paris. Mais tout ne se déroule pas comme prévu et Églantine met la main par hasard sur un mystérieux journal intime. Le passé n’est peut-être pas ce qu’il paraît être…

jours_sucres_extrait-e1458660774136

source : Les jours sucrés, éd. Dargaud, 2016.

Dès les premières pages, j’ai été happé par ce dessin proche de Sempé coloré par de jolis coups d’aquarelle à la fois doux, réconfortant et sentant bon le passé. Des cadres absents et des fonds blancs aident à la respiration générale et font ralentir le petit hamster qui court dans notre tête

De cette nostalgie visuelle, le lecteur glisse aussi dans cette histoire très simple, sans réelle surprise, mais douillette et légère avec une pincée d’indolence. Je me suis surpris à me prendre d’amitié pour certains personnages (la vieille tata ou le professeur) et à vouloir savoir comment le récit allait se terminer (même si au fond, je le savais).

Comme un chouette film pop corn, une bédé rassurante et savoureuse.

7,5/10

Les jours sucrés

Auteurs : Loic clément (scénario) Anne Montel (dessins)

Éditeur : Dargaud 2016

145 pages

Advertisements